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Redactionnel

Tribune politique

Mai 2019

GROUPE ÉLUS COMMUNISTES ET CITOYENS

GROUPE DES ÉLUS SOCIALISTES

Premier bilan du « grand débat » et dix propositions

La participation de nos concitoyen(ne)s au «grand débat» a été importante même si elle doit être nuancée par le fait qu’elle a en partie ratée sa cible il semble : concernant les contributions en ligne, en particulier, que ce soit une France urbaine, favorisée et retraitée qui s’est exprimée. D’où une première difficulté importante quant aux conclusions qui seront tirées de ces contributions. Mais l’obstacle principal réside dans le positionnement du président et du gouvernement qui tout au long du grand débat ont affirmé qu’ils ne changeraient pas de cap politique.

Les élu(e)s communistes ont ouvert des cahiers de doléances et de propositions, l’action de nos parlementaires qui ont présenté à l’Assemblée nationale et au Sénat sept propositions de loi très populaires, à travers aussi la pétition nationale pour le pouvoir d’achat lancée par notre parti, avec près de 20 000 signatures récoltées, ainsi que les cahiers de l’espoir et les réunions que nous avons organisé.

Avec la présentation de nos 10 propositions pour la France, nous avons été la première force politique à être reçue par le Premier ministre pour présenter les propositions que nous avons travaillées en cherchant à nous nourrir des exigences populaires exprimées. Cette initiative, est importante pour deux raisons : d’abord elle a constitué un moment d’expression nationale autonome, indispensable à gauche à une force de proposition utile à notre peuple; ensuite parce que nous avons porté dans le débat public une ambition qui ne se résume ni au mouvement populaire, ni au projet du PCF, mais qui cherche à faire dialoguer les deux en prenant compte le niveau de conscience de classe.

L’enjeu auquel nous sommes confrontés est bien de faire progresser dans le débat public des mesures qui engagent une rupture avec les politiques libérales menées et qui ont un potentiel majoritaire dans le pays

 

 

Loi Blanquer : vers une école de la méfi ance ?

La promesse de l'école Républicaine est double : l’élévation du niveau général des élèves et la justice sociale. Or le projet de loi «Pour une école de la confiance», porté par le gouvernement, pose question à plusieurs titres.

Principalement pour les élèves car la loi est très floue. Elle prévoit notamment le regroupement des collèges et des classes d’écoles primaires. Une disposition qui fait redouter la disparition des directeurs d'école et la mise sous tutelle du principal du collège. Or, sous le mandat de François Hollande des passerelles ont été tissées pour la continuité des apprentissages entre le primaire et le secondaire. Nul besoin de créer des usines à gaz.

Nous déplorons aussi que les conditions pour la scolarisation des enfants en situation de handicap ne soient toujours pas remplies. Il y a besoin d’instruments adaptés et financés, de formation des enseignants, d’assistants de vie scolaire formés et reconnus.

Pour les enseignants également, puisque ces derniers pourront être sanctionnés pour des «faits portant atteinte à la réputation du service public» au nom de l’exemplarité. Les enseignants sont souvent fonctionnaires, donc astreints à un devoir de réserve. Nul besoin de rajouter ce principe si ce n’est pour porter atteinte à leur liberté d’expression !

Pour les municipalités, qui devront participer au financement des écoles maternelles privées. L’éducation représente une priorité pour le parti socialiste afin de garantir le droit à la réussite et permettre l’émancipation de tous les élèves. Les élus socialistes confirment donc leur total soutien aux enseignants, comme évoqués lors du dernier conseil municipal.

 

O. Daniel, J. Gobert, C. Kastelyn, L. Kazarian, S. Sarr, C. Thépaut, T. Babec,
S. Delestaing, C. Guédou, S. Russo

 

GROUPE ÉCOLOGISTE - LES VERTS

GROUPE D'OPPOSITION CHAMPS TOUS ENSEMBLE

Nous voulons des Coquelicots, pas du glyphosate

C’est un principe de la novlangue telle que défi nie par Orwell dans 1984. Les mots signifient leur contraire : «La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force».

Quand nous entendons «Grand Débat», il faut comprendre «Monologue», quand nous entendons «Progrès» il faut comprendre «Régression», quand nous entendons «Loi Travail» il faut comprendre «Licenciements», quand nous entendons «Protection des manifestants» il faut comprendre «Dents cassées, os broyés, mains et pieds arrachés, yeux crevés».

L’autre principe de la novlangue, c’est l’appauvrissement du langage entrainant la chute de la pensée. C’est un manichéisme empêchant toute contradiction, toute nuance. Le camp du bien face au camp du mal, l’ordre face au chaos, le progrès face au populisme… Aujourd’hui la décentralisation, c’est la déresponsabilisation des élus locaux. C’est à terme des élus qui ne géreront plus que les dépenses courantes et quémanderont les subventions venues d’en haut. C’est une répartition des compétences qui entrainera la fin programmée des Communes.

Ces conditions laissent entrevoir le commencement de la fin pour les communes, destinées à ne plus être que des organes déconcentrés de l’état, comme des sortes de petites préfectures. Les Mairies serviront de scènes à de grands illusionnistes pour faire tourner des ballons sur leur nez.

«Ça fait rire les enfants, ça dure jamais longtemps, ça fait plus rire personne quand les enfants sont grands». La Complainte du phoque en Alaska.

Pour le groupe « Les Verts » Martine Bombart, Alain Leclerc

 

RepÈres

La Loi de la République, nos valeurs que sont la Liberté, la Sécurité, la Solidarité, la Responsabilité, l’Autorité de l’Etat qui doit être rétablie sont, à notre sens, des repères fondamentaux pour vivre ensemble en société.

Nous sommes des réformateurs, nous pensons que la société doit évoluer mais d’une manière raisonnable, équilibrée et avec la volonté de permettre aux individus de s’épanouir et de vivre sereinement d’où notre inquiétude en constatant la déstructuration de notre société, l’augmentation de l’insécurité et de la précarité. Ainsi, nous nous sommes toujours prononcés pour soutenir nos repères collectifs que sont notamment nos institutions, les élus locaux ou encore les services publics.

Nous croyons aux repères individuels que sont l’éducation, le civisme, la politesse, le respect qui permettent de vivre dans une société apaisée, ce qui est le sens de notre vision politique. Nous refusons la fatalité et la résignation. Au contraire, nous avons confiance dans ce besoin de repères et c’est ainsi que nous avons vu, pour prendre un moment fort, qu’à l’immense tristesse que nous avons tous ressentie lors de l’incendie de Notre Dame, quelles ques soient nos religions : catholique ou non, nos origines ou nos cultures diverses, succéda une immense ferveur parce que nous savons que si la Cathédrale de Paris est d’abord un lieu de culte, elle est un lieu symbolique de notre histoire, de notre mémoire et un repère essentiel pour tous.

 

ERIC BITBOL - CHANTAL JEUNESSE - JEAN PATRICK MARTY - AGNES MIQUEL - EMMANUEL PEREZ - DOMINIQUE MOEBS - BERNARD CHAMPES

 






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